Bibi ka Maqbara

Le Bibi ka Maqbara est un mausolée dédié A Rabia Ul Durrani, La première femme d’Aurangzeb. Il fut construit entre 1651 et 1661. C’est l’œuvre du fils d’Aurangzeb, le prince Azam Shah, pour sa mère bien aimée. Sa ressemblance avec le Taj Mahal de Agra (1631-1653) lui a donné le nom de Taj du Deccan. Il a été dessiné et crée par Ata-Ulla, un architecte et Hanspat Rai, un ingénieur. C’est le plus bel exemple du style moghol dans la vallée du Deccan. Bien que le monument soit attribut à son fils, on peut penser que Aurangzeb a supervisé sa construction comme preuve de ses ambitions impériales.

Le monument est typique de style moghol avec son jardin enfermé autour de 4 murs.

Les jardins moghols :

Les jardins à la moghol ont été influencés par les jardins persans. Le jardin moghol est identifiable par son utilisation très importante des tracés rectilignes dans une enceinte murée. Les aménagements typiques associés aux jardins moghols sont les bassins, les fontaines et les canaux. Depuis les débuts de l’empire moghol, la construction de jardins fut l’un des passe-temps préférés des empereurs. Babur, le fondateur de l’empire a construit des jardins à Lahore et Dhopur. Même si Humayun n’a pas eu beaucoup de temps pour construire des jardins, il est connu pour avoir passé beaucoup de temps dans ceux de son père. Jahangir, petit-fils de Humayun est connu pour son amour pour les fleurs. Son fils, Shah Jahan, marquera l’apogée des jardins moghols avec notamment la construction du Taj Mahal et du fort rouge à Delhi qui contient le Mahtab Bagh, un jardin de nuit qui était rempli de fleurs brillantes dans la nuit, comme le jasmin.

La conception des jardins moghols découle principalement du jardin islamique médiéval, bien qu’on trouve des influences issues de l’ascendance turco-mongole des moghols.

Ses caractéristiques essentielles incluent des circuits d’eau et un bassin pour refléter les beautés du ciel et du jardin, des arbres de différentes essences, les uns pour fournir de l’ombre et d’autres pour produire des fruits, des fleurs colorées et parfumées, des oiseaux pour remplir le jardin de chanson. Les nombres huit et neuf étaient considérés comme de bon augure par les mogholes et peuvent de fait se retrouver dans le nombre des terrasses ou de l’architecture des jardins, tels l’utilisations de l’octogone. Le jardin du Bibi ka Maqbara contient huit plateformes dans le jardin et les minarets sont de forme octogonale. La grande différence entre le jardin moghol et français c’est que chez les moghols la symétrie est créée par des éléments non vivants alors que les français créent la symétrie avec des éléments vivants (arbres, arbustes, plantes).

Aurangabad
Bibi Ka Maqbara

L’architecture Moghole :

La symétrie est une des règles principales de l’architecture moghole. Cette symétrie a été rompu par la construction d’une mosquée. Elle fut construite par les Nizam d’Hyderabad entre le 18ième et le 19ième siècles. Elle est entièrement archée et pouvait accueillir jusqu’à 377 personnes. Les matériaux utilisés pour la construire sont le basalte et le plâtre. Nous n’avons aucune indication sur les motifs de la construction d’une mosquée à cet endroit vu que le site possède déjà deux mosquées à l’est et à l’ouest.

Le mausolée se trouve sur une plateforme accessible par deux escaliers symétriques. Aurangzeb fut le dernier des 6 grands empereurs moghols. Fils de Shah Jahan, le constructeur du Taj Mahal, il n’était pas voué à gouverner étant le 4ième garçon. Le mausolée fut construit quand à Agra on finissait le Taj Mahal. La plus grande différence entre celui-ci et le Bibi Ka Maqbara est les matériaux utilisés. Si dans le premier seul le marbre fut utilisé, le deuxième est essentiellement fait de plâtre. Ce n’est pas qu’un simple détail mais le signe du déclin de l’empire. En effet, avec Aurangzeb l’empire a atteint son apogée territorial et après lui aucun empereur n’a su rendre sa grandeur à l’empire.

details du Bibi ka Maqbara

Le mausolée s’appelle le Bibi ka Maqbara. Bibi veut dire épouse et Maqbara veut dire tombe. Il est constitué à sa base de marbre et le reste c’est du plâtre. A l’intérieur du mausolée, on retrouve la forme octogonale. On admire la tombe depuis le haut et les dévots lance de l’argent pour faire un vœu. La tombe est recouverte d’un drap vert, la couleur de l’islam. Le bâtiment est orné de fenêtres de type islamique qui permettent de voir sans être vu.

Aujourd’hui le Bibi ka Maqbara reste le témoignage vivant d’un art perdu, celui des moghols et il est devenu le symbole d’Aurangabad.

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