Malik Ambar né en 1548 en Alhura, Ethiopie. Vendu par ses parents comme esclave, il est devenu un chef de guerre dans la vallée du Deccan qui a tenu tête aux grands empereurs Moghol.

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Qui aurait pu croire qu’un esclave vendu quand il était encore jeune aller devenir un des chefs de guerre les plus respectés et craint de l’Inde.

Il a été vendu une première fois comme esclave par ses parents, revendu au Yémen pour finir sur le marché des esclaves de Bagdad.

Arrivé en Inde vers 1570, Chengiz Khan le prend sous son aile. Avec lui, Malik Ambar appris les stratégies militaires et administratives. A la mort de son maitre, il sera affranchi par la femme de Chengiz Khan.

Dans la dernière décennie du 16ième siècle, il prendra le commandement d’un millier d’hommes qui comme lui étaient des esclaves Habshis (venu d’Ethiopie). En 1595, Malik Ambar harcela les lignes d’approvisionnement de l’empire Moghole adoptant en grande partie la tactique de la guérilla. Fin diplomate et administrateur habile, il réussit à réunir Habshis et Marathas dans la même armée contre les Moghols.

Jehangir, le grand moghol lui voua une haine si féroce qu’il demanda à un artiste de la peindre en train de lancer des flèches dans la tête décapitée de Malik Ambar. Ce fantasme ne se réalisera jamais car jusqu’à la mort de ce dernier les moghols n’ont pas réussi à prendre le contrôle du Deccan.

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En 1610, Malik Ambar créa la ville de Khardki qui deviendra Aurangabad. Il offrit à cette ville un système d’irrigation moderne et envié de par le monde.

Avant sa mort le 14 mai 1628, il forma le grand père de Shivaji, Maloji, et grâce à son héritage, les Marathas, dirigés par Shivaji battront Aurangzeb et imposeront leurs règles sur cette partie du Deccan.

Ironie de l’Histoire, la tombe de Malik Ambar se trouve à quelques centaines de mètres de l’un de ses ennemis jurés, Aurangzeb.

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